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Congo Kitoko : l’exposition populaire à succès

Par Sephora Lukoki Kapinga

La fondation Cartier pour l’art contemporain met à l’honneur la richesse artistique de la République démocratique du Congo sous toutes ses formes. Beauté Congo – 1926-2015 – Congo Kitoko, exposition réalisée par André Magnin, commissaire général a choisi pour la première fois de mettre en lumière l’art congolais.

L’exposition qui a débuté le 11 juillet 2015 et qui devait s’achever le 15 novembre a été prolongé jusqu’au 10 janvier 2015, preuve du succès. Plongé dans l’ivresse de la beauté du Congo dont plusieurs peintures, photographies, sculptures, bande-dessinée sans oublier la musique dévoilée dans les peintures et dans les documentaires. On peut entendre le morceau phare de cet été « Mascara » de l’artiste Fabregas ainsi que d’autres titres.

Les oeuvres de Chéri Samba, Moke, Pierre Bodo, Chéri Chérin ainsi que celles des précurseurs des années 20, Albert et Antoinette Lubaki livrent un regard critique sur l’Afrique, le Congo, le monde d’aujourd’hui et de demain. Leurs œuvres très talentueuses ont marqué.

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Patricia Eketebi, secrétaire générale de l’association RD Congo est la première à partager son ressenti :

« C’est une bonne chose que la Fondation Cartier mette le Congo à l’honneur. J’ai été agréablement surprise par le talent de nos artistes. Aujourd’hui, la peinture dans la culture congolaise n’est pas réellement mise en avant. Cette exposition donne une autre image du Congo et c’est très encourageant. Je suis très fière d’être congolaise. C’est incroyable. J’en suis même émue » raconte-t-elle avec les yeux qui brillent.

Lewis Pagoriwan, 19 ans, étudiant à Sciences Po Paris, d’origine gabonaise. Arrivé en France à l’âge de 7 ans. Aujourd’hui, en tant que jeune adulte, il renoue son rapport avec l’Afrique. L’association Sciences Po pour l’Afrique a contribué à son intérêt pour ce vaste continent :

« Je trouve que c’est une très belle exposition. Même s’ils ont abordé des thèmes congolais, ils ont regroupés toute l’Afrique telles que la sapologie*, les enfants soldats. Les artistes congolais ont bien décrit la culture africaine. L’exposition nous a fait voyager dans le continent africain, l’Afrique de l’ouest surtout. Ce type d’exposition m’a donné envie de renouer avec mes origines africaines. Le fait que les tableaux soient peints par des Congolais, c’est une richesse.».

Fini Hélibert, étudiant en Licence d’arts plastiques à Paris 8, d’origine
gabonaise :

« C’est rare qu’une telle exposition se fasse en France. C’est une bonne initiative. Avant cette exposition, j’avais une image différente de l’art africain. Pour moi, l’art africain représentait des statues un peu étranges, primitives, pleines de clichés. Mais aujourd’hui, j’ai vu des supers tableaux hauts en inspiration faits par des artistes qui maitrisent leur travail. ».

Makeda, chanteuse, d’origine congolaise, chanteuse de soul et de reggae :

« J’aime beaucoup les techniques employées. Ce dont je suis fière, c’est le travail qui a été accompli par les artistes pour qu’ils arrivent jusque là. Je suis contente de regarder leurs œuvres. Peut-être, certains artistes avec peu de moyens ont pu réussir à atteindre leur rêve et c’est une fierté. »

Marylin Kakonde animatrice free-lance, congolaise :

« J’étais à l’académie des Beaux-Arts en publicité. On connait personnellement certains artistes. Après ce qui est nouveau, c’est le lieu : en plein cœur de Paris et parler de la culture de la République démocratique du Congo, ex-Zaïre, cela nous fait plaisir. La diffusion des documentaires, la musique Ya Mado de Fabregas, permettent aux visiteurs de s’imprégner de la culture. Ouvrir la culture congolaise au monde est l’un des plus grands avantages. Cette exposition qui dure depuis 6 mois a accompli un bon travail. ».

Charly Manda, animatrice de télévision et radio :

« Quand on parle de Congo, on entend toujours Werrason, Koffi Olomidé mais derrière ça on a des sculpteurs et des peintres magnifiques. Pour nous, ce type d’exposition, c’est du déjà vu. J’ai d’ailleurs fait un reportage à Kinshasa, toutefois, cela nous fait plaisir que ce soit à Paris. Et j’aime surtout le titre Congo Kitoko. On impose le lingala. »

Sephora Lukoki Kapinga

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