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Génération consciente à la recherche de son histoire

Par Sephora Lukoki Kapinga

Il y a de plus en plus d’événements afros mais est-ce que sommes-nous présents aux rassemblements conscients ? C’est l’une des questions posées. Y a-t-il des rencontres qui méritent d’être plus valorisées que d’autres ? Si oui, pourquoi ?

Depuis quelques années, les Millennials ont les yeux et le cœur rivés sur l’Afrique. Le retour aux racines bouillonne dans leurs veines et se matérialise par une montée d’initiatives. Blogs, sites, pages Facebook, Instagram, chaînes Youtube, voyages, livres, podcasts… Tous les moyens sont bons pour s’exprimer, échanger, valoriser et enfin raconter leurs propres histoires. La pluralité des informations varie en fonction des auteurs. Les sujets abordés sont parfois liés à l’actualité ou non. Souvent il s’agit de renverser préjugés et visions archaïques de l’Afrique ou des noirs. Les manuels scolaires ne nous ont présenté qu’un seul regard sur l’histoire.

Mais qu’en est-il des héros et héroïnes afro-caribéens qui luttèrent pour la liberté des peuples opprimés. Est-ce que ces histoires sont réellement connues ? Est-ce que les personnes concernées cherchent à connaitre ce passé ? Si oui, comment s’y prennent-elles ? Quels sont les livres, les sites, les chercheurs traitant de ces thématiques ? Ces événements attirent-ils du monde ? Certains affirment qu’il y a un manque d’intérêt de la part de la majorité ? Pourquoi ? Je l’ignore. Peut-être qu’ils n’ont pas encore eu ce déclic concernant leur histoire qui les pousserait à s’informer et à être éclairé ? Est-ce que la présence aux événements sur l’histoire du continent africain dénote forcément une certaine « action » et cantonne les autres à faire parti de la case « inaction » ? Pourquoi s’intéresser à l’histoire africaine fait naître des débats qui ciblent certaines personnes d’être pro black, communautaire et d’autres d’être des vendus (ceux qui se rangent du côté des blancs et refusent de défendre les intérêts des noirs).

Cette génération est la cible de discours accusateurs. Surchargée d’informations par les différents canaux, la connaissance abonde mais les mentalités ont-elles réellement évoluer ? En une recherche sur Google, on tombe sur une liste de références, pareil sur les réseaux sociaux. Mais ce surplus d’informations a-t-il les effets escomptés ? Certains affirment que ce sont toujours les mêmes aux rencontres et que la majorité n’est pas encore prête à remettre en cause ses convictions à cause de l’héritage judéo-chrétien ? Sommes-nous prêts à briser nos traditions, à aller au-delà de nos jugements, à sortir de notre pseudo-confort intellectuel pour apprendre de nouvelles choses ou à s’intéresser à l’histoire en profondeur ? Notre génération est plus consciente et s’intéresse fortement à son histoire. Du moins une grande partie de notre génération. On pose des questions aux parents, aux grands-parents, aux oncles, aux tantes pour en savoir davantage sur ce passé mystérieux.

Chacun est libre de choisir ses événements culturels en fonction de son intérêt. Mais il faut tout de même posséder une connaissance solide de notre histoire pour enfin s’émanciper. Par les temps qui courent, il n’est plus question de se laisser piéger par un voile d’ignorance.

Donc partagez vos références historiques, vos auteurs, vos bouquins qui vous ont aidé à être plus éclairé qu’hier.  Il est question d’identité et de déconstruire ce qui a été planté pour reconstruire des fondements vrais et solides.

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